"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

mardi 19 janvier 2016

Love, T1 : le tigre

Scénario : Frédéric Brrémaud
Illustration : Frédéric Bertolucci 
Date de parution : 2011
Edition : Ankama
Genre : Animalier, Roman graphique
Prix : 14,90

Quatrième de couverture : "Jungle", ce mot qui vient du sanskrit évoque un espace naturel, brut, intact.. Mais aussi un enfer où des animaux de toutes sortes cohabitent. Un enfer, et un paradis..

Mon avis : On est plongés, dès les première cases, dans la jungle où un tigre choisit pour proie un tapir. Cependant, ce n'est pas chose aisée que d'attraper un animal dans la jungle, et ce, pour n'importe quel animal (oui, le tigre aussi pour rencontrer des difficultés). On suit donc la journée et l'aventure de ce tigre dans sa lutte contre la faim. Brrémaud et Bertolucci ont parfaitement réussis à valoir les enjeux de la chaîne alimentaire au sein du règne animal. J'ai été tout-de-suite attirée par cette BD en apprenant qu'elle ne comprenait aucune bulle de conversation, j'étais très intriguée de voir comment une BD sans bulle pouvait se dérouler (c'est la première fois qu'il m'arrivait d'être nez à nez avec ce genre de bande dessinée). Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis absolument pas déçue de mon choix ! J'ai trouvé l'histoire de ce tigre très émouvante. La BD se lit très vite ; autant dire qu'en une demi heure le livre est fermé. Les planches de Bertolucci m'ont vaguement rappelé celles de Boris Vallejo lorsqu'il illustrait Tarzan. Et ce n'est pas une critique, bien au contraire, elles sont tout aussi magnifiques ! C'est à la fois un formidable objet à mettre dans sa bibliothèque et à la fois une BD lourde de sens. 
Durant sa quête, on peut voir que le tigre a quelques émotions faciales (ce qui n'est pas vraiment apercevable sur un vrai tigre) mais ceci ne m'a pas plus dérangée que ça puisque ceci apportait à la bande dessinée une sorte d'aide pour mieux comprendre et apprécier ce qu'il peut bien se passer dans la tête de cet animal acharné. Sans ces émotions faciales (on peut le voir triste, surpris et en colère), j'aurais trouvé la BD un peu fade, belle malgré tout, mais bien fade. 


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