"Cela fait partie de la beauté de toute la littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes." - Francis Scott Fitzgerald

vendredi 8 janvier 2016

Quand le diable sortit de la salle de bain

Auteure : Sophie Divry
Date de parution : Août 2015
Edition ; Noir sur Blanc
Nombre de pages : 320
Genre : Roman
Prix : 18.00


Quatrième de couverture : Dans un petit studio ml chauffé de Lyon, Sophie, une jeune chômeuse, est empêtrée dans l’écriture de son roman. Elle survit entre petites combines et grosses faims. Certaines personnes vont charitablement l'aider, tandis que son ami Hector, obsédé sexuel, et Lorchus, son démon personnel, vont lui rendre la vie plus compliquée encore. Difficile de ne pas céder à la folie quand s’enchaînent les péripéties les plus folles. 


Mon avis : J'ai été conquise pendant la presque totalité du roman, même si à certains moments, je trouvais que les passages pouvaient être longs. Cependant, bien qu'ils soient longs, je pense qu'ils sont nécessaires pour comprendre la façon dont Sophie gère les événements. Au moment ou les pages s'ouvrent, Sophie est déjà au bord de la catastrophe ; pas de temps d'adaptation, il faut aussitôt plonger dans son univers pour pouvoir suivre la suite de ses aventures abracadabrantes. Toute l'originalité de son roman tient dans la façon dont Sophie met son roman en scène ; poésie déplacée, listes interminables, conversations hilarantes, l'arrivée d'interlocuteurs dans le récit qui n'hésitent pas une seconde à interrompre la narratrice. Elle joue avec les lettres ; polices de caractère, typographie sortant du cadre défini.. Il en reste que ce livre est très innovant, jamais je n'ai eu la chance de lire un roman comme celui-ci. C'est l’authenticité des propos qui m'a beaucoup marqué et qui me pousse à le recommander à quiconque sachant lire et voulant -un peu- lire quelque chose qui ferait tourner ses méninges. 
Le fait que je me résigne à mon chômage, que je m’y installe durablement, avait éteint leur inquiétude au lieu de les aiguiser. Au fond, ma situation s’était normalisée. Rien de nouveau ; donc, plus de danger. J’étais là comme ils m’avaient toujours vue. La même tête. La même voix. Seul un révélateur chimique d’une composition inconnue aurait pu rendre visible la faim qui le tenaillait. Ce que ma famille ignorait, c’est que le pire du chômage n’est jamais le début. Le pire, c’est l’installation dans cette idée, justement, que rien de nouveau n’arrivera plus…

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